dimanche 27 décembre 2009

Les prix alimentaires de nouveau en hausse

Les stocks céréaliers rendent improbable une réédition de la crise de 2008
Les prix mondiaux des denrées alimentaires reprennent leur mouvement ascendant, selon l'indice composite des prix alimentaires de la FAO – un panier incluant céréales, oléagineux, produits laitiers, viande et sucre – qui a enregistré quatre augmentations mensuelles successives.Toutefois, les conditions du marché aujourd'hui sont différentes de celles qui avaient catapulté les prix alimentaires vers des sommets il y a deux ans.Telles sont les deux principales conclusions du dernier rapport de la FAO, Perspectives alimentaires, publié aujourd'hui. L'indice avait atteint en moyenne 168 points en novembre 2009, soit son plus haut depuis septembre 2008. Mais il restait inférieur de 21 pour cent au pic atteint en juin 2008.Avant la flambée des prix alimentaires en 2007/08, l'indice n'avait jamais dépassé 120 points et, la plupart du temps, il était inférieur à 100 points. “Lors de la flambée des prix en 2007, la FAO avait identifié un certain nombre de causes ayant contribué à son déclenchement, à savoir des stocks céréaliers à des niveaux faibles, des récoltes en baisse dans les principaux pays exportateurs, une demande en augmentation rapide sur les produits utilisés pour les agrocarburants et la hausse des prix du pétrole”, indique le rapport.Parallèlement à l'accélération de la hausse des prix, d'autres facteurs sont apparus qui ont aggravé le chambardement, notamment les restrictions gouvernementales sur les exportations, la faiblesse accrue du dollar et l'appétit croissant des fonds spéculatifs sur les matières premières sur fond d'énormes liquidités sur le marché mondial. Tous ces facteurs réunis ont contribué à la flambée sans précédent des prix en 2007/08, poursuit en substance le rapport.Les stocks céréaliersAujourd'hui, les stocks céréaliers sont à des niveaux plus rassurants bien que certains marchés soient confrontés à des situations inconfortables. En général, les approvisionnements du marché par les exportateurs sont plus aptes à répondre à la demande croissante qu'ils ne l'étaient lors de la flambée des prix. A titre d'exemple, le ratio stocks de blé contre utilisation est passé de 12% à 20% dans la plupart des pays exportateurs. Quant aux agrocarburants, leur taux de croissance s'est ralenti d'une année sur l'autre bien qu'ils soient toujours l'une des principales locomotives du marché.Les facteurs macroéconomiques, notamment les taux de change, la volatilité des cours du pétrole et les taux d'intérêt très bas incitent les investisseurs à placer leurs liquidités sur les marchés des matières premières.Bien que les fondamentaux de l'offre et de la demande restent de mise sur les marchés des matières premières, la vigilance s'impose car la fragilité du système alimentaire mondial persiste face à des événements économiques extérieurs au secteur primaire, selon le rapport.Production en hausse“Des stocks satisfaisants et de bonnes perspectives de production réduisent le risque d'une flambée des prix au cours des six prochains mois. Mais la FAO restera vigilante et continuera de suivre de près les développements”, indique M. Hafez Ghanem, Sous-Directeur général, responsable du Département économique et social de la FAO.En ce qui concerne les céréales, bien que les perspectives de récolte indiquent une baisse de la production mondiale par rapport à 2008, du fait principalement de la réduction des surfaces emblavées - conséquence du repli prévisible des prix -, la production céréalière de 2009 devrait être supérieure d'environ 4 pour cent à celle de 2007.La production mondiale de manioc devrait atteindre des sommets en 2009, du fait principalement d'initiatives visant à assurer durablement la sécurité alimentaire tout en satisfaisant la demande pour la production d'éthanol à partir du manioc. Les prix du manioc sur les marchés internationaux restent inférieurs à leurs niveaux d'il y a deux ans mais ils devraient rester fermes en 2010. Sur le marché des oléagineux, on prévoit une baisse des prix de la farine/tourteaux vers la fin de l'année en cours, du fait d'une bonne récolte attendue en Amérique du Sud, mais le marché des huiles et graisses devraient être plus restreint. Les prix mondiaux du sucre devraient rester fermes mais à des niveaux inférieurs aux pics actuels.Viande et produits laitiersSelon l'indice des prix de la viande de la FAO, les prix mondiaux de la viande étaient, au cours des dix premiers mois de 2009, inférieurs de 8 pour cent en moyenne à leurs niveaux de la même période de l'année dernière. Des importations mondiales plus faibles devraient déprimer, en 2009, le commerce mondial des différentes catégories de viande, mais une amélioration modeste est prévue pour 2010.Les prix des produits laitiers progressent de nouveau. Ils ont augmenté de 80% depuis leur plus bas niveau de février 2009, le lait en poudre commercialisé accusant la hausse la plus rapide. Les prix futurs dépendront de la décision de l'UE de déverser ou non sur le marché international ses stocks importants de beurre et de lait écrémé.2009 a représenté un défi pour la pêche et les produits de la pêche du fait de la baisse de la demande mondiale. On assiste à des augmentations de prix modérées depuis plusieurs mois.

lundi 20 avril 2009

Les producteurs laitiers recevront leurs subventions la semaine prochaine


Les producteurs de lait cru recevront les subventions promises par les pouvoirs publics la semaine prochaine, selon Kamel Arba, directeur général de la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA). Ces crédits, prévus dans la loi de Finances, n'ont été débloqués qu'à la fin mars 2009. D'où le retard dans le payement des producteurs laitiers qui se plaignent régulièrement de cette situation, selon M. Arba. Il y a sept mois, le gouvernement avait promis d'accorder des subventions aux éleveurs. Mais la décision n'a pas été mise en application. D'où l'inquiétude exprimée par les éleveurs, d'autant que ce derniers font face à autre problème : le refus des transformateurs privés d'acheter du lait cru. Ceux-ci, en raison de la baisse du prix du lait en poudre, préfèrent s'approvisionner sur le marché européen. Les producteurs du vieux bénéficient des subventions agricoles de l'Union européenne qui rendent leurs produits fortement concurrentiels. Mais il y a des exceptions. Le groupe français Danone, qui s'est installé en Algérie depuis plusieurs années et qui est propriétaire à 95 % du fabricant de produits laitiers Djurdjura, a passé un contrat avec 450 éleveurs pour l'achat de lait cru. Il est souvent cité en exemple par les éleveurs algériens. Malgré la promesse de débloquer les subventions publiques, les éleveurs porteront, mercredi 22 avril, leurs doléances à l'Office nationale interprofessionnel du lait (ONIL), organisme crée en 2007 après la crise du lait en sachet en Algérie. L'ONIL est chargé d'élaborer une politique générale de la filière lait, l'organisation des marchés et des prix. Actuellement, le gouvernement soutient 103 transformateurs privés et publics pour maintenir le prix du sachet de lait à 25 dinars. Les subventions accordées par l'Etat à l'importation du lait en poudre sont perçues par les éleveurs comme "une concurrence déloyale". En 2008, la facture d'importation de lait et des produits laitiers était de 1,3 milliard contre 900 millions en 2007. Le nombre de vaches laitières, estimé à 900.000, demeure faible par rapport à la forte demande nationale sur ce produit, évaluée à 3 milliards de litres par an. Chaque année, l'Algérie importe 60% de sa consommation en poudre. La production nationale est de 2,2 milliards de litres par an, dont 1,6 milliard de litres de lait cru. L'Algérie est le premier consommateur laitier du Maghreb. Cette consommation devrait atteindre les 115 litres par habitant et par an en 2010. La croissance annuelle moyenne du marché algérien des produits laitiers frais est estimée à 20 %.
Par : Merouane Mokdad

samedi 4 avril 2009

Rachid Benaïssa : Intégrer la femme dans le développement rural

Il est, aujourd'hui, impératif d'intégrer la femme dans le développement rural. En effet, le ministre l'Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaïssa, a indiqué, jeudi, au cours d'une rencontre sous le slogan "Femmes, perspectives et défis", tenue à M'sila, à l'initiative de l'Amicale algérienne pour la solidarité juvénile, qu'il est devenu impératif d'intégrer les femmes dans les cellules municipales de développement rural pour les associer aux décisions relatives aux projets de proximité. L'implication de la femme dans le développement rural doit s'opérer par le soutien de ses activités qui sont susceptibles de générer des revenus supplémentaires pour le ménage, a ajouté M. Benaïssa. Selon le ministre, le développement rural repose sur la dynamique des territoires (intra-communal avec échelon de cohérence administrative qui est la commune) et met en mouvement l'ensemble des acteurs (les ménages, les élus locaux, les services publics, la société civile et les acteurs économiques). La stratégie élaborée par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural à l'horizon 2013 repose sur deux objectifs majeurs : la relance de l'économie agricole, la mise à niveau et la modernisation des exploitations agricoles, la sécurité alimentaire et la préparation à la libéralisation des échanges., la revitalisation et le développement de proximité des espaces ruraux, tout en veillant à la préservation des ressources naturelles, la stabilisation et l'amélioration des conditions de vie des ménages ruraux et la valorisation des atouts du monde rural. Cette stratégie mise en exécution à travers le programme national de développement agricole et rural initié depuis l'année 2000 (PNDA), aborde le volet agricole à travers le soutien à l'investissement dans les exploitations agricoles et divers autres plans. Grâce à la feuille de route élaborée par le ministère de l'Agriculture et du Développement rural, la construction et la modernisation du monde rural se font à travers la mise en œuvre de plusieurs actions et principes, notamment la construction de ce développement au plus près des populations rurales et la déconcentration des décisions, l'approche participative (le pouvoir public change de rôle et devient " accompagnateur " de cette dynamique). Ce développement est "intégré", c'est-à-dire qu'il met en " synergie " l'ensemble des secteurs économiques en plus de l'agriculture. Cette stratégie en direction du monde rural, à travers ses orientations stratégiques, a été érigée dans le programme du président de la République en " renouveau rural ". Elle repose sur quatre axes : l'amélioration des conditions de vie des populations rurales, les villages et les K'sour, l'amélioration et la diversification des revenus, la création et le développement des activités économiques, la gestion durable des ressources naturelles (sols, eaux, forêts, ressources fourragères…), la mise en valeur des patrimoines matériels et immatériels historique et culturel). Le calendrier arrêté en ce sens repose sur trois phases, à savoir 2007 année pilote de la mise en œuvre, 2008 année du raffermissement et l'année 2009 celle de la consolidation. Jusque-là mise en œuvre dans un contexte de "laboratoire", la politique du renouveau rural entrera dans sa phase de généralisation début 2009.
D. T.

mardi 10 février 2009

L'agriculture doit changer pour nourrir le monde

4 février 2009, New Delhi/Rome -
Les agriculteurs du monde doivent se convertir sans tarder à des systèmes agricoles plus durables et plus productifs si l'on veut nourrir la population croissante de la planète et relever le défi du changement climatique, selon M. Shivaji Pandey, un des meilleurs experts de la FAO en matière de cultures, qui s'adressait aux participants du IVème Congrès mondial sur l'agriculture de conservation (New Delhi, 4-7 février 2009).Dans une allocution liminaire prononcée devant 1 000 personnes, M. Pandey, Directeur de la Division de la production végétale et de la protection des plantes de la FAO, considère l'agriculture de conservation comme un pilier de ce changement."Le monde n'a d'autre choix que d'intensifier la production agricole durable afin de satisfaire la demande croissante d'aliments pour les hommes et les animaux, réduire la pauvreté et protéger les ressources naturelles. L'agriculture de conservation est un volet essentiel de cette intensification", souligne M. Pandey.L'agriculture de conservation vise des systèmes agricoles durables et rentables. Répudiant les opérations comme le labour mécanique, elle repose sur trois principes fondamentaux: le travail minimal du sol, les associations et les rotations culturales et la couverture permanente du sol. Cela permet d'optimiser la santé et la productivité des terres. Introduite il y a 25 ans environ, elle est désormais pratiquée sur 100 millions d'hectares dans le monde entier.
Dommages à l'environnement
Les méthodes traditionnelles de culture intensive ont, dans de nombreux cas, contribué aux dommages occasionnés à l'environnement, faisant reculer les taux de productivité agricole, alors que le monde a besoin de doubler sa production vivrière pour nourrir 9 milliards d'êtres humains en 2050, affirme M. Pandey."Dans maintes régions du monde, au nom de l'intensification, les agriculteurs ont pratiqué à outrance le labour, la fertilisation, l'irrigation et l'application de pesticides", rappelle-t-il. "Ce faisant, nous avons perturbé tous les aspects du sol, de l'eau, des terres, de la biodiversité et des services que fournit un écosystème en bonne santé. Cela a eu pour conséquence la réduction progressive du taux de croissance des rendements."Si les tendances actuelles se poursuivent, le taux de croissance de la productivité agricole devrait tomber à 1,5% d'ici à 2030, puis à 0,9% de 2030 à 2050, contre une croissance de 2,3% par an enregistrée depuis 1961.Dans les pays en développement, la croissance des rendements de blé a chuté d'environ 5% en 1980 à 2% en 2005. Pour le riz, elle est passée de 3,2% à 1,2% pour le riz, et de 3,1% à 1% pour le maïs au cours de la même période.
Réduire l'empreinte écologique
L'agriculture de conservation pourrait non seulement aider à relever les rendements mais aussi à fournir divers avantages importants pour l'environnement, poursuit M. Pandey. Outre le rétablissement de la santé des sols, elle abaisse également la consommation énergétique dans l'agriculture, réduisant l'empreinte d'un secteur qui représente actuellement quelque 30 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Elle pourrait atténuer davantage les effets du changement climatique en aidant à piéger le carbone dans le sol et économiser 1 200 km³ d'eau par an d'ici à 2030, car des sols sains préservent mieux l'humidité et ont par conséquent moins besoin d'irrigation.Ce n'est qu'avec l'intensification durable de la production agricole que l'on peut accomplir de véritables progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement concernant la réduction de la faim et de la pauvreté et la sauvegarde de l'environnement, affirme l'expert de la FAO. Et d'ajouter: "Or, nous allons actuellement dans la mauvaise direction."Il a exhorté les gouvernements, les bailleurs de fonds et autres parties prenantes à fournir un soutien stratégique et financier pour garantir une adoption rapide et à plus vaste échelle de l'agriculture de conservation. Il faut accélérer la formation, la recherche participative et le renforcement des associations d'agriculteurs tout en diffusant le nouveau matériel nécessaire à l'agriculture de conservation et, au besoin, en le fabriquant sur place.Les délégués réunis au Congrès, qui constitue le plus grand rassemblement de la communauté favorable à l'agriculture de conservation, sont des agriculteurs, des experts ou des décideurs en provenance du monde entier.La conférence, hébergée par le Conseil indien de la recherche agricole (ICAR) et l'Académie nationale des sciences agricoles (NAAS), a bénéficié du co-parrainage de la FAO, du FIDA et d'autres organisations indiennes et internationales. Elle est axée sur les innovations en agriculture susceptibles d'améliorer l'efficience, favoriser l'équité et protéger l'environnement.
Source : FAO

mardi 3 février 2009

SEDDOUK : Le bovin à l’honneur


La journée d'information organisée le dimanche 25/01/2009 sous le thème: «Performances bovines dans la wilaya de Béjaïa», par la direction des services agricoles et animée par le docteur Iguerouada Mokrane enseignant, chercheur à l'université de Béjaïa, a tenu toutes ses promesses tant elle a attiré beaucoup de professionnels de la filière lait. En effet, des éleveurs jeunes en particulier, des transformateurs, des techniciens vétérinaires ainsi que d'autres se sont donnés rendez-vous à la salle des fêtes de la municipalité de Seddouk, pleine à craquer. D'emblée, le docteur Iguerouada a attaqué le volet insémination qui est, selon lui, loin d'être maîtrisé par les éleveurs alors qu'il est un facteur majeur de développement de la production de lait. Pour cela, il a développé, tout au long de son intervention, les nouvelles techniques et méthodes à utiliser pour éviter les ratages de grossesse qui sont source de retard. Berkani Moussa, Master II en production animale, a axé son intervention sur l'alimentation qui est, pour lui le 1er facteur limitant. Expliquant qu'il ne sert à rien de donner beaucoup d'aliments à une vache, ce qui est une perte inutile mais de rationner par un équilibre alimentaire, c'est-à-dire donner juste ce dont elle a besoin comme nutrition. Cela engendre une baisse des charges et une amélioration de la production et de la productivité. Il dira même qu'il n'y aura aucune raison de ne pas atteindre les 40 litres/jour par vache au lieu des 10 à 15 litres maximum actuellement si on appliquait de nouvelles techniques d'alimentation. Aït Idir, subdivisionnaire agricole, n'a pas manqué de mettre en relief les aides de l'État à cette filière par des soutiens financiers aux éleveurs, aux collecteurs et aux transformateurs. Il a même exhorté les jeunes à investir dans ce créneau porteur qu'est la filière lait en les informant que ses services leur assureront des formations avec une prise en charge totale dans des instituts spécialisés. Passant aux chiffres, il dira que la production de lait est au deuxième rang derrière l'olivier dans la wilaya de Béjaïa qui compte environ 11.200 vaches laitières produisant 25 millions de litres annuellement. Notre objectif à travers cette journée de sensibilisation serait d'arriver à produire, d'ici 2014, environ 42 millions de litres par an. Le vétérinaire de la daïra, en l'occurrence Loucheni mettant en exergue son expérience sur le terrain a rappelé que l'élevage de bovins est une profession noble qui est devenue, aujourd'hui, un métier témoignant que des éleveurs, qui ont démarré avec 1à 2 vaches leur donnant juste de quoi arrondir les fins de mois, se retrouvent au bout de quelques années avec des cheptels qui leur procurent une aisance financière. Nos jeunes dont la plupart sont instruits, n'auront aucun mal à créer leurs propres entreprises. A leur volonté l'État leur ajoutera les moyens financiers pour l'acquisition du cheptel et du matériel, et l'université leur apportera les méthodes scientifiques et techniques d'actualité. Le représentant de l'usine Danone à Taharacht fera remarquer que leur usine qui utilise du lait frais pour beaucoup de produits ne peut se développer sans une importante production dans la région. Avant la clôture de cette journée d'information, beaucoup d'éleveurs profitant de cette aubaine d'avoir en face des hommes prêts à les aider chacun dans son domaine, ont nourri de questions les conférenciers qui ne sont pas restés sans répondre. La région de Seddouk, à vocation agricole par excellence, a abrité en trois mois la foire de la figue à Beni Maouche, la fête de l'olive et la journée d'information sur la filière lait au chef-lieu. Qui dit mieux ?
L. Beddar

jeudi 25 décembre 2008

Création d'un fonds de soutien aux éleveurs

ALGER- Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a annoncé, mercredi à Alger, un train de mesures visant à développer le secteur de l'élevage dont la plus importante est la création d'un fonds de soutien aux éleveurs. Répondant aux questions et préoccupations des membres du Conseil de la nation, M. Ouyahia a indiqué que "le gouvernement a donné des directives au titre de la loi de finances 2009 portant la création d'un fonds de soutien aux éleveurs leur permettant de bénéficier de micro-crédits". Ces mesures, poursuit le Premier ministre, prévoient également la réalisation de grands abattoirs afin de réglementer l'abattage et la distribution des viandes, avant d'assurer que ce créneau sera ouvert au secteur privé dans l'avenir.
Source : APS

Initiative sur la flambée des prix des aliments



Les effets de l'envolée des prix des aliments dans les pays en développement – en particulier les pays à faible revenu et importateurs de produits alimentaires – sont clairement préoccupants, surtout quand on sait que les pauvres consacrent jusqu'à 80% de leurs maigres revenus à l'alimentation. Les agriculteurs sont particulièrement touchés: dans certains endroits, les prix des engrais ont doublé, voire triplé, en un an.

Il est urgent d'intervenir sur deux fronts – rendre les produits alimentaires accessibles aux personnes les plus vulnérables et aider les petits exploitants agricoles à améliorer leur production et à gagner davantage.

Dès le mois de juillet 2007, la FAO a averti de l'imminence de la crise et, en décembre, a lancé une initiative visant à donner un coup de fouet à la production vivrière à court terme. Cette "Initiative sur la flambée des prix des aliments" avait des objectifs simples mais efficaces: distribuer des semences, des engrais, du fourrage et d'autres outils et intrants agricoles aux petits agriculteurs.

Il fallait faire vite, avant que ne commencent les nouvelles campagnes agricoles, pour que les agriculteurs obtiennent de meilleures récoltes et que les produits alimentaires soient plus abondants sur les marchés locaux.

L'Initiative prévoyait aussi à l'intention des gouvernements une activité de conseil sur les mesures susceptibles d'amortir les retombées de la crise. Le Guide de la FAO pour une action au niveau national passe en revue les différentes mesures que les pouvoirs publics peuvent prendre face à l'envolée des prix des denrées alimentaires, leurs effets éventuels, leurs avantages et leurs inconvénients.

La FAO intervient actuellement dans 95 pays, le plus souvent pour soutenir la production vivrière, en fournissant des semences améliorées, des engrais et d'autres intrants agricoles destinés à la conduite des diverses campagnes agricoles jusqu'à fin 2009. En 2008, plus de 400 000 petits agriculteurs et leurs familles ont bénéficié des projets de la FAO, c'est-à-dire deux millions de personnes environ.

Certains pays ont aussi sollicité une assistance technique, y compris un examen et une analyse de la situation.

Par ailleurs, la FAO a coordonné 31 missions d'évaluation interinstitutions, qui ont débouché sur l'élaboration de plans d'action nationaux à moyen et long termes. Trente-sept autres missions d'évaluation rapide ont été dépêchées sur place par la Commission européenne, au titre d'un fonds spécial d'un milliard d'euros.

La FAO a aussi notablement renforcé sa surveillance des prix des aliments, aux niveaux des consommateurs et des grossistes, de la situation de l'insécurité alimentaire dans les pays vulnérables et des effets de la flambée des prix des aliments aux échelons mondial, régional et national, dans le cadre de son Système mondial d'information et d'alerte rapide (SMIAR).

Bon nombre de ces mesures d'urgence sont financées par des fonds propres de la FAO, sous la forme de projets du Programme de coopération technique, à hauteur de 36 millions d'USD.

Les autres donateurs contribuant à l'Initiative sur la flambée des prix des aliments sont: l'Autriche, l'Italie, les Pays-bas, l'Espagne, la Suède, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la Commission européenne, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies et la Banque mondiale.

L'enveloppe financière totale se chiffre à plus de 146 millions d'USD. Ce modeste financement catalytique a permis une réaction immédiate et nécessaire mais il vise aussi à encourager de nouveaux investissements lorsque les résultats deviendront tangibles.

Souce : FAO

mercredi 24 décembre 2008

Pourquoi les jeunes fuient l’agriculture


La résistance des banques à s’impliquer et l’absence des assurances sont les principales raisons qui font que les jeunes fuient le travail de la terre.

L’agriculture est entre de vieilles mains, sommes-nous tentés de dire, à voir la tranche d’âge qui active dans ce secteur. En d’autres termes, le secteur n’a pas de relève. Selon le président de la Chambre nationale de l’agriculture, Mohamed Chérif Ould El Hocine, «plus de 400.000 agriculteurs dépassent 50 ans». Pourquoi la jeunesse algérienne fuit-elle donc l’agriculture? Pour le conférencier, les réponses sont simples: «Les jeunes désertent le secteur de l’agriculture pour diverses raisons, à savoir les blocages qu’ils rencon-trent au niveau des administrations et des banques.»
Encore une fois, l’une des principales raisons est liée aux banques qui ne s’impliquent pas suffisamment dans le développement agricole. Selon les chiffres fournis par les services du ministère de l’Agriculture, seulement 12.000 agriculteurs traitent avec les banques alors que le secteur enregistre 1,2 million d’intervenants.
Pourtant, ces institutions financières auraient tout à gagner en finançant les activités agricoles telles que l’élevage et les activités annexes comme le conditionnement et la transformation. Le ministère de l’Agriculture a mis en place plusieurs mécanismes de garantie pour instaurer une relation de confiance entre les deux partenaires, les banques et les agriculteurs.
La formule du crédit «Rfig», lancée par Rachid Benaïssa constitue une preuve de l’engagement sans réserve de l’Etat qui a pris en charge les intérêts des agriculteurs dans le cadre de ce crédit. Cette réticence des banques a des répercussions sur le secteur et un coût. l’Algérie débourse annuellement près de 7 milliards de dollars afin d’assurer la facture alimentaire du pays.
Un autre aspect tout aussi important fait fuir les jeunes du secteur agricole. Il s’agit de l’assurance. «95% des agriculteurs ne sont pas affiliés aux assurances», selon Mohamed Chérif Ould El Hocine.
En effet, M.Ould El Hocine a dressé, lors d’une rencontre à Alger, un tableau peu reluisant de la situation des agriculteurs puisque sur les 806.000 agriculteurs adhérents à la CNA, seuls 5% sont affiliés aux assurances. Le chiffre est tout simplement décourageant!
L’intervenant a aussi souligné l’importance de la redynamisation du rôle des assurances et des banques à travers l’augmentation du nombre des agriculteurs bénéficiaires des différents services bancaires, et tributaires du facteur «confiance» entre l’agriculteur et l’établissement bancaire.
Dans le même sillage, le président du CNA n’a, dans aucun cas, remis en cause les efforts fournis par le ministère de l’Agriculture à la faveur de la redynamisation du secteur. Le président du CNA a évoqué également le problème de sécheresse qui a frappé le pays durant ces dernières années.
Le manque de main-d’oeuvre provoque la régression de la production. Selon M.Ould El Hocine, la production de tomate de l’année dernière, est de quelque 43.000 tonnes.
«Cette production est loin de satisfaire la demande nationale qui est de 80.000 tonnes», a-t-il estimé. D’autre part, le président de la CNA a estimé que cette production a enregistré des avancées importantes par rapport aux années précédentes, et cela, grâce aux efforts consentis par l’Etat et les fellahs.
«La production de la tomate en 1995 était de 16.000 tonnes.» Le conférencier avoue que la culture maraîchère en Algérie est en pleine expansion à la faveur du développement des techniques agricoles modernes qui sont introduites chez nous.
Mais beaucoup reste encore à faire car les capacités de production nationales ne sont pas toutes engagées. Il en est de même pour les viandes. M.Ould El Hocine a déclaré que l’Algérie est l’un des grands pays consommateurs de viande.
«Elle a importé en 2007 quelque 52.000 tonnes de viande, alors que lors de l’Aïd El Adha, les Algériens ont sacrifié quelque 6 millions de têtes de mouton», a t-il comparé. Cette approche est pour démontrer qu’il manque une structuration dans le domaine de la production des viandes.
«Il faut absolument structurer l’offre et la demande afin de fermer la porte aux spéculations qui rongent de plus en plus le marché algérien», a souligné le président du CNA. La majorité de ces viandes nous parviennent du Brésil. Les importations ont atteint 51.819 tonnes de viande dont 51 tonnes de viande bovine en 2007.
En attendant, il souligne la situation critique que vit le secteur tout en laissant paraître une lueur d’optimisme dans son intervention.
«Ce qui nous réjouit d’aller en avant aujourd’hui, c’est que d’un côté, les pouvoirs publics au plus haut niveau, s’intéressent au secteur de l’agriculture, et d’un autre côté les 806.000 agriculteurs inscrits au niveau de la CNA sont là pour relever le défi afin d’assurer leurs efforts dans l’économie nationale.»

Par : Abbas AIT HAMLAT

mardi 23 décembre 2008

Éclairage sur un trésor enfoui


La FAO publie le 15 décembre 2008 un livre illustré de 144 pages, Éclairage sur un trésor enfoui, qui passe en revue les réussites de l'Année internationale de la pomme de terre et souligne son message primordial: la pomme de terre est vitale pour le système alimentaire mondial et elle jouera un rôle encore plus important en consolidant la sécurité alimentaire mondiale et en réduisant la pauvreté.

Le livre - disponibles en arabe, anglais, chinois, espagnol, français et russe - décrit le bien-fondé de l'IYP, ses objectifs et sa mise en œuvre. Il présente l'invité d'honneur de l'IYP, Solanum tuberosum, «l'humble tubercule» originaire des Andes qui s'est disséminé à travers six continents et a changé le cours de l'histoire mondiale. L'ouvrage présente aussi les statistiques les plus récentes de la FAO sur la production et la consommation mondiale de pommes de terre ainsi que le profil des 52 principaux pays producteurs de pommes de terre.

L'Année internationale a été célébrée dans le monde entier sous forme de colloques scientifiques, de congrès de producteurs, de festivals, de concours de cuisine, d'expositions artistiques et de projets dans les écoles. Le livre présente les points forts de ces événements ainsi que les photographies gagnantes du Concours mondial de photographie de l'IYP. En guise de conclusion, il donne les points de vue des principaux «passionnés de la pomme de terre» – ceux qui, à travers le monde, se consacrent jour après jour à elle – et passe en revue les perspectives de développement de la pomme de terre au-delà de 2008.

Pour télécharger ce document cliquer sur ce lien :

http://www.potato2008.org/pdf/IYPbook-fr.pdf

lundi 10 novembre 2008

Quelques extraits en français du livre de M. Ali BATTACHE


Bencheikh El Kadhi Es Seddouki
1241 - 1305 de l’hégire


C’était un grand éducateur et un spécialiste dans le règlement des conflits. Il a joué un rôle considérable dans la diffusion des directives de son maître cheikh El Haddad pour qui il vouait un profond respect.

Il est né en1241 de l’hégire au village de Takaâtz, dans L’aârch de M’cisna dans la région de Seddouk.

A l’âge de dix ans, il avait déja appris le Coran par cœur, Il fit plusieurs médersas et eut plusieurs maîtres. Il avait réussi dans sa quête du savoir : il maîtrisait non seulement le Coran et toute son interprétation mais aussi, il excellait dans le domaine de l’application du devoir religieux. Il a appris le traité de jurisprudence de Sidi Khellil quarante fois.On lui avait accordé, d’ailleurs, le titre de « petit roi ». Il avait enseigné dans plusieurs zaouïas (Sidi El Mouffok, Sidi Moussa à Ath Weghlis…).

Cheikh El Kadhi a laissé plusieurs écrits sur l’islam, la famine de 1867 et 1868, l’invasion des criquets et le désastre qu’elle avait engendré. Il était d’une grande générosité et à partir des demandes des populations, le Cheikh assurait d’autres taches (tuteur d’orphelins, juge, conseiller…) d’ailleurs il était signataires de beaucoup d’actes de partage d’héritage, comme il avait validé des actes de mariage, de vente…

Cheikh El Kadhi avait même ouvert une école aux demandeurs du savoir qu’il prenait en charge grâce aux dons de bienfaiteurs. Il avait formé des chouyoukhs, tels cheikh El Iflissi (1256-1335de l’hégire) au village d’Imahfouden, cheikh Saïd Zekri et cheikh Saïd El Amassouni.

Vers la fin de sa vie, les activités du cheikh se sont limitées à l’enseignement qu’il dispensait chez lui, dans sa demeure à Takaâtz.
Les français lui firent beaucoup de propositions vu le grand bien que les populations entretenaient avec lui, mais il refusait tout contact avec les autorités coloniales.

Cheikh Bencheikh El Kadhi est décédé à Takaâtz, son village natal, en 1885 (1305 de l’hégire).Il a consacré toute sa vie au savoir, et renonça à la vie matérielle et aux joies de la vie.

Quelques extraits en français du livre de M. Ali BATTACHE sur Cheikh Aheddad


La proclamation de Cheikh Aheddad au souk de M’cisna à Seddouk

Le 08 avril 1871 au marché de M’cisna, à Seddouk, une assistance composée de milliers de personnes dont, les fidèles de la tarîqa Rahmaniya, se réunissent.Alors cheikh Aheddad quitta sa kheloua où il méditait et priait. S’appuyant sur les épaules de ses deux fils Aziz et M’hamed, entouré par les moqaddems, avec sa modestie légendaire, il se montra à la foule qui était enthousiaste à l’idée du djihad. Cheikh El Haddad a tenu à être à côté de ses frères, en dépit de son âge avancé (80 ans) et sa santé fragile. Ce défi pour sa maladie témoignait d’un grand stoïcisme ainsi que d’une résolution inébranlable de mettre fin à la convoitise des colons .On outre dans ces circonstances, la religion ne se sépare pas des obligations légitimes de la société, notamment le sort de sa patrie. Il avait confiance en son peuple et savait qu’il prendra en charge l’insurrection pour défendre sa foi, son attachement farouche à la terre et aux valeurs de l’islam.

Après avoir dirigé la prière du dohr, il se mit en face du soleil et entama son discours d’une voix chaude et envoûtante :

« Le Français est là, nous devons le combattre. Nous n’avons pas d’autres choix. L’heure est arrivée pour nous débarrasser de ceux qui veulent semer dans nos rangs la division et la haine… Il n’y a que les lâches hésiteront. Unissez-vous pour combattre ceux qui ont osé porter atteinte à l’honneur de notre pays. Nous devons dépasser les luttes intestines et les calculs mesquins car la question est d’une extrême urgence (Rray damcum ilaq at nekdem… Soyez vigilants avec les alliés de la France, coupables d’injustices sur le peuple ; combattez-les étant donné qu’ils seront à l’avant-garde des Français pour nous écraser. Evitez de piller, de brûler ou de commettre des dépassements, cela nous nuira.N’ayez pas peur mais armez-vous de foi et de bravoure, soyez prêts à mourir. Avec l’aide d’Allah, le tout-puissant et la bénédiction de notre prophète Mohamed, nous jetterons les Français à la mer qu’elle avait empruntée, comme je jette ma canne à terre».

Cet appel aura un écho large : il a enflammé les esprits et allumé le feu de la révolution dans les cœurs. La voix retentit d’El Haddad à travers les montagnes pour aller jusqu’aux plaines et au Sahara, et partout où s’étendait l’influence de la confrérie Rahmaniya. Les gens se précipitèrent à prendre les armes, du fusil au sabre en passant par la hache pour défendre avec conviction la cause qui consiste à exclure l’envahisseur en bravant la mort.

L’insurrection se propagea, embrasant de vastes régions du pays. La panique s’empara alors des Français qui quittèrent les régions isolées pour se concentrer dans les grandes villes fortifiées en renforçant leurs effectifs.

Les deux fils du cheikh entamèrent l’action tambour battant :ils envoyèrent des émissaires transmettre le message du cheikh, ce que fit cheikh M’hamed au souk d’Ath Idjer et de Larbaâ Nath Irathen où il invita tous les musulmans à faire la guerre aux Français.

Le discours pertinent de cheikh El Haddad au souk de M’cisna eut un impact considérable sur ses concitoyens vu sa pertinence sur le plan politique, car il était question de susciter l’intérêt des concitoyens sur ce qui est le leur, que ce soit la terre spoliée ou la religion menacée et ainsi sauvegarder les composantes de l’identité nationale.

lundi 1 septembre 2008

Le poulet a 280 DA/kg et le prix de l'oeuf grimpe à 12 DA

Source (Moussa BERKANI)
Je vous propose de lire un article d'El Khabar, journal indépendant algérien qui relate la crise de toute une filière "avicole" et les répercussions sur le consommateur en ce mois sacré de Ramadhan.
Bonne lecture.
قفز سعر الدجاج أمس، إلى 280 دج للكيلوغرام الواحد بعد أن كان يتراوح بين 200 دج و 220 دج في الأيام القليلة الماضية، تماما مثل البيض الذي تجاوز سعره 12 دج للبيضة الواحدة في عدد كبير من المحلات. تفاجأ المواطنون منذ أيام من ارتفاع غير مسبوق لسعر البيض، الذي يعتبر من بين المواد الأساسية التي لا يمكن الاستغناء عنها خاصة في شهر الصيام، إلى درجة أن عددا كبيرا من العائلات التي تراجعت قدرتها الشرائية، أصبحت تعتمد عليه لتعويض اللحوم و الأجبان والفواكه، خاصة بالنسبة للأطفال.وسمحت لنا الزيارة التي قادتنا إلى مختلف الأسواق ومحلات التجزئة نهار أمس، بالوقوف على التهاب سعر هذه المادة؛ حيث بلغ 12 دج، ليتجاوز سعر الطبق الذي يحوي 30 بيضة، 360 دج، في حين استقر في 10 دج في عدد قليل من المحلات. الأمر الذي أربك المستهلكين عشية رمضان؛ حيث سجل إقبال كبير على اقتناء البيض الذي لازال لم يتجاوز سعره العشرة دنانير.وبالنسبة لتجار الجملة، فقد حددوا السعر بـ 8 دج للبيضة، متحجّجين في ذلك بارتفاع سعر المواد الأولية التي تدخل في صناعة غذاء الدواجن التي ارتفعت بنسبة 150 بالمائة على غرار الذرة التي انتقل سعرها من 2100 دج نهاية 2007 إلى أكثر من 2450 دج مؤخرا، فيما قفز سعر الصوجا من 3400 دج إلى 4050 دج، أما سعر الفوسفات فقد عرف زيادة ''رهيبة '' من 3500 دج إلى11 ألف دينار.أما سعر الدجاج، فقد قفز بدوره ليبلغ أعلى مستوياته؛ حيث قدر سعر الكيلوغرام الواحد بـ 280 دج قبل يوم واحد من شهر الصيام، بعد أن كان يتراوح بين 200 دج و220 دج قبل أيام قليلة. وهو ما ربطه اتحاد الفلاحين الأحرار على لسان أمينه العام، قايد الصالح، بـ''جشع'' بعض التجار المضاربين والوسطاء الذين تسببوا في التهاب الأسعار؛ حيث حمّل مديرية التجارة مسؤولية تدني القدرة الشرائية للمستهلك البسيط؛ لأنها لم تتدخل لحد الآن لردع هؤلاء المضاربين ووضع حد لفوضى الأسعار. وإن كان الاتحاد قد اعترف بأن هذه الأسعار عرفت زيادة جنونية خلال الأسابيع الماضية، إلا انه أكد بأن الأوضاع مستقرة حاليا بفضل إجراءات الدعم التي اتخذتها الحكومة مؤخرا، سيما إلغاء الرسوم على هذه المواد وتشجيع مربي الدواجن على مواصلة المهنة على اعتبار أن 50 بالمائة منهم اضطروا إلى الغلق بسبب الخسارة التي تعرضوا لها.وبالمناسبة، دعا اتحاد الفلاحين المستهلكين مقاطعة المواد التي أصبحت أسعارها محل مضاربة، على اعتبار أن أمرا كهذا سيرغم التجار على احترام الأسعار. وهو ما شدّد عليه المشاركون في اللقاء الذي جمع أول أمس، المكتب الوطني بأعضاء لجنة تحضير المؤتمر المزمع عقده نهاية أكتوبر المقبل.وحسب قايد الصالح، فإن أكثر من 700 منخرط سيشاركون في المؤتمر الذي سيناقش أهم التطورات الحاصلة على المستويين الاجتماعي والاقتصادي، سيما المستويات القياسية التي بلغتها أسعار المواد الاستهلاكية الأساسية.


Les oeufs et les ovoproduits










jeudi 28 août 2008

La filière cunicole



Techniques d'élevage


Une évolution importante des techniques de production au cours des 10-15 dernières années:

*Rationalisation du travail avec la conduite en bandes et l’IA
*Augmentation de la taille des ateliers
*Developpement de la bande unique

=>Amélioration notable de la maîtrise sanitaire, de l’organisation et des conditions de travail.


Reproduction et conduite d’élevage


La conduite en bandes est rythmée par les phases du cycle physiologique des femelles
=> Mise à la reproduction simultanée d’un groupe de lapines reproductrices
*Insémination tous les 42 jours en rythme 6 semaines
*Durée de gestation : 31 jours
*Intervalle mise bas - IA : 11 jours
*Sevrage des lapereaux à 34 jours
*Durée engraissement : 38 jours
*Abattage des lapereaux vers 72 jours (soit 103 jours après IA)


Conduite en bandes


- Rythme de reproduction : intervalle programmé entre deux saillies successives d’une même femelle
- Nombre de bandes constituées : rythme de reproduction / intervalle entre deux chantiers de saillies
- Nombre de bandes élevées : nombre théorique de bandes qu’un éleveur peut produire dans l’année (= 365 jours / intervalle entre deux chantiers de saillies)
=> Elevages en conduite en bandes en général en IA, parfois en SN
Sinon conduite dite individuelle ou classique (toujours en SN)

samedi 17 mai 2008

L'EXPRESSION : LES FIGUIERS EN VOIE DE DISPARITION EN KABYLIE

Il était une fois l’exportation


La figue a presque disparu de notre alimentation. Pourtant, ce fruit à haute valeur nutritive et énergétique faisait, dans un passé récent, la fierté de la Kabylie.Qui donc, aujourd’hui, se souvient de ces unités de conditionnement qui exportaient vers l’Europe ce fruit qui, alors, rivalisait avec la figue de Smyrne pour sa chair et aussi pour son goût à nul autre pareil? Sur les marchés d’Europe, il suffisait alors de voir l’étiquette «Produce of Algéria» pour que le client achète, assuré de faire l’emplette d’un fruit excellent. Mais, aujourd’hui, les conditionneurs ne sont plus là et même les «figueraies» kabyles périclitent.Les gens, désormais, semblent avoir d’autres priorités et l’entretien des figuiers n’est plus ce qu’il était. Aussi, les fruits qui se vendent dans des sachets en plastique sont petits, rabougris et à peine si l’on peut parler de figues. Il faut dire que les récoltes se font de manière expéditive, la plupart préférant écouler sur les marchés les fruits frais; le séchage est aussi mené un peu n’importe comment, les claies en roseaux sont rares et les figues sont laissées à sécher sur des supports qui ne respectent guère le fruit. Ainsi, l’entretien des «figueraies» négligées, récolte expéditive et sans ménagement blessant souvent le fruit, séchage ne respectant pas les normes et aussi emmagasinement empirique etc. Tout cela ne favorise guère une éventuelle reprise de cette spéculation agricole. Comment un figuier jamais labouré, encore moins taillé peut-il réellement produire de beaux fruits? Et comment une «figueraie» vieillie et avec des arbres rabougris jamais remplacés, peut-elle donner de bonnes récoltes.Ce n’est certes, pas en poursuivant pareille démarche que le pays pourrait reprendre pied sur les marchés européens qui, pourtant, ne demandent que des fruits comme on savait en produire. Taranimt, Tameriout, Alekake et autres Azendjar périclitent; les cols de dames ne sont cultivés que pour les besoins immédiats.Pourra-t-on revoir un jour les conditionneurs reprendre leur travail et essayer d’exporter la figue? Tout dépend en effet d’une solide campagne d’intéressement que seuls les pouvoirs publics sont à même de mener. En attendant, les vrais fellahs pleurent la disparition lente et inexorable des «figueraies».
Par : A. SAÏD

jeudi 15 mai 2008

Aliment de bétail




L’OAIC instruit d'importer 300 000 tonnes d’orge


L'Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a été instruit d'importer 300 000 tonnes d'orges destinés à l'alimentation de bétail avec une subvention de 2 500 dinars le quintal pour soutenir la filière élevage. C'est ce qu'a annoncé hier le ministre du Commerce El Hachemi Djaâboub en marge d'une intervention au Sénat sur le marché de la viande ovine.Une mesure donc qui vient s'ajouter à celle prise il y a quelques jours en conseil des ministres et qui consiste en la suspension des importations de la viande ovine.La décision de suspendre les importations de la viande ovine jusqu'au mois d'août prochain, annoncée par le gouvernement, renseigne sur les difficultés que rencontre l'élevage ovin en Algérie Celui-ci traverse, en effet, une situation des plus menaçantes, depuis plusieurs semaines en raison de la faible pluviosité constatée ces deux derniers mois et de la cherté de l'aliment de bétail. Le gouvernement a fini donc par réagir en prenant une série de mesures urgentes dont la suspension totale de l'importation de la viande ovine jusqu'au mois d'août 2008 et l'importation de l'orge, un des principaux aliments de bétail.Le gouvernement a distribué près de 450 000 quintaux d'orge aux éleveurs depuis janvier 2008 au prix de 1 550 DA le quintal alors que l'OAIC l'achète à près de 4 000 DA le quintal. Un effort insuffisant et qui n'a pas profité aux éleveurs. Le ratio de l'aliment distribué, notamment en période de sécheresse, est insignifiant. Le mouton a besoin de 800 à 1 000 g d'orge par jour, alors que le rationnement en cette période était fixé à seulement 400 g/jour par tête. Ainsi c'est une grande partie d'un cheptel de plus de18 millions d'ovins que compte l'Algérie, qui "ne mange pas à sa faim". Malgré les efforts déjà consentis par les pouvoirs publics, pour soutenir les prix de l'aliment de l'ovin, le marché parallèle, qui fait la loi, affiche des prix rarement égalés. Le coût de l'orge avoisine quant à lui les 3 500 DA le quintal, celui du foin 400 DA la botte de 15 kg et la paille 250 DA la botte. Cependant, avec les nouvelles mesures, la subvention de l'orge est de l'ordre de 2 500 DA comme l'a indiqué le ministre du Commerce. Aussi, des directives seront données aux collectivités locales qui prendront en charge le contrôle et la distribution du produit. Quant au gouvernement, il dégagera les moyens financiers nécessaires pour faire face aux mesures urgentes et préventives, avait indiqué dernièrement un communiqué des services du chef du gouvernement, qui n'a pas donné de précisions sur les montants exacts qui seront dégagés, pour faire face à cette situation critique.Une situation qui a poussé, faut-il le rappeler, plusieurs éleveurs à liquider leur cheptel sur le marché, entraînant du fait une baisse des prix de la viande ovine, dans certaines wilayas.

Par : Dalila B.

Ouverture hier du SIPSA 2008



La filière lait et l'aliment de bétail au menu


Près de 350 exposants, en majorité des étrangers, prennent part à la 8e édition du Salon international de la production et de la santé animales (SIPSA 2008) et au 5e Salon international du machinisme et de l'équipement agricole (Agri'Sime 2008), deux manifestations qui se tiennent simultanément depuis hier au Palais des expositions à Alger. Le salon sur le machinisme agricole occupe une surface de 8 000 m2 et une superficie complémentaire de 3 500 m2 dédiée aux machines agricoles et aux équipements d'élevage. La modernisation du secteur agricole est aujourd'hui une nécessité. Le défi du secteur en Algérie est grand. Le monde agricole connaît un déficit flagrant en main-d'œuvre qualifiée. C'est d'ailleurs ce qu'a déclaré à l'issue de l'ouverture du salon le ministre délégué chargé du développement rural M. Rachid Benaïssa. L'enjeu dans le recours aux machines est d'améliorer le rendement des exploitations agricoles. L'agriculture est un secteur où le développement devient de plus en plus difficile. Le bouleversement climatique et la crise alimentaire mondiale accentuent le déficit dans les pays en voie de développement. D'autre part, les filières "lait" et "aviculture" seront longuement débattues lors du SIPSA 2008. Au menu de ce débat : les problèmes de production et de collecte de lait, d'alimentation du bétail et de génétique. Selon les chiffres donnés dernièrement par le Dr Bensemmane, président du Sipsa Agrisim, le potentiel de transformation du lait en Algérie dépasse largement le potentiel de production, car 80 % du cheptel bovin a un " potentiel génétique faible ". Selon le Dr Nouad, dans une réflexion sur la filière lait algérienne publiée dans la revue Mag Vet, l'industrie laitière est déconnectée du secteur agricole. Il explique que sur les 50 % de lait collecté (sur un potentiel de 500 millions de litres produits par an), seuls 10 % sont intégrés. Les coûts de production actuels font que le lait frais reste plus cher que le lait en poudre importé malgré la hausse des cours sur le marché international. Selon lui, une partie du lait en poudre subventionné ne pas va pas à la production du lait en sachet, mais dans d'autres produits à forte valeur ajoutée. L'intervenant constate que l'Algérie est "le seul pays à pratiquer une protection aussi faible pour sa filière lait". Le Dr Nouad plaidera également pour la réhabilitation des cultures fourragères qui "nécessitent un soutien de l'Etat", a-t-il dit. Selon lui, "les fourrages représentent jusqu'à 80 % du coût du lait produit localement". Les professionnels du secteur agricole auront donc jusqu'au 17 mai pour débattre des problèmes et perspectives du secteur, particulièrement la filière élevage, grâce notamment à la contribution des spécialistes et vétérinaires venant de pays voisins à l'occasion de la tenue du 25e congrès maghrébin vétérinaire.

Par : Dalila B.

dimanche 11 mai 2008

GUELMA, viande ovine a 380 da le kilo


Les bouchers cassent les prix


Des pancartes attirent la clientèle qui n’hésite pas à acheter des quartiers de viande au prix de 380 DA le kg ! Indéniablement, l’agneau a détrôné les viandes blanches et notamment les viandes rouges congelées affichées à 440DA le kg.

Depuis une dizaine de jours, l’agneau de lait qu’affectionnent les gourmets et les connaisseurs est à la portée des bourses modestes. Les citoyens n’en croient pas leurs yeux car dans un passé récent, le kilogramme caracolait allègrement à 700 DA ! Cette viande rouge, particulièrement prisée par les ménagères, a enregistré, en l’espace de quelques semaines, une baisse considérable.Des pancartes attirent la clientèle, ravie de cette aubaine, qui n’hésite pas à acheter des quartiers de viande au prix de 380 DA le kg ! Un engouement est enregistré quotidiennement au niveau des boucheries de la ville où de nombreuses carcasses d’ovins sont suspendues aux esses des devantures. Les tripes et autres abats sont pratiquement bradés et cette ambiance inhabituelle rappelle étrangement la frénésie du mois de Ramadhan.Indéniablement, l’agneau a détrôné les viandes blanches et notamment les viandes rouges congelées affichées à 440 DA le kg sachant qu’elles étaient cédées, il y a quelques mois, à 280 DA. De toute évidence, les pères de famille et les ménagères affluent régulièrement auprès des boucheries qui ne désemplissent pas. Selon les professionnels, cette chute vertigineuse des prix est engendrée par la grave sécheresse qui sévit dans les wilayas réputées pour leur élevage à grande échelle et qui sont confrontées à la dénudation des parcours dévolus au cheptel. Les éleveurs recourent à l’achat du quintal d’orge dont le prix oscille entre 1.800 et 3.000 DA et sont dans l’obligation de brader leurs troupeaux menacés par la sécheresse.D’autres sources affirment que la frontière algéro-tunisienne est devenue hermétique mettant fin aux activités néfastes des trafiquants spécialisés dans l’exportation frauduleuse du cheptel national.
Par : Hammid Baâli

Boumerdès : Lancement de projets aquacoles




Le projet de la ferme aquacole de la commune côtière de Cap-Djinet (Boumerdès) est considéré comme l’un «des plus importants» projets lancés, ou en voie de l’être, dans le cadre de la relance de cette filière dont l’essor suscite un grand intérêt dans la région.

Le projet, lancé conjointement par l’Office national du développement de la pêche et de l’aquaculture avec un partenaire espagnol est cité parmi les «plus importants projets lancés en la matière», selon la Direction locale du secteur qui estime «son taux d’avancement actuel à près de 50%».Dotée d’une écloserie et de 60 bassins pour la production du loup de mer, de la daurade et de la sole, cette ferme pourra, une fois opérationnelle, produire quelque 2 000 tonnes/an de poissons, indique un de ses responsables. Son coût global est estimé à 400 millions de DA, selon la même source, qui signale que sa production sera destinée dans «un premier temps à la consommation locale» avant le «dégagement d’un excèdent pour l’exportation».Le secteur sera très prochainement renforcé par un second projet d’envergure dont le lancement est «imminent» dans la localité de Corso, indique-t-on à la Direction de la pêche et des ressources halieutiques.Il s’agit d’une ferme à double vocation touristique et d’élevage aquacole, dont le promoteur, ayant récemment reçu l’aval de la commission concernée, entend en faire un ‘’lieu pour la production de 400 tonnes/an de daurade et de loup de mer, avec en prime la création de 30 postes d’emploi’’, est-il précisé.En outre, deux autres projets d’élevage aquacole sont actuellement dans l’attente de recevoir l’accord de la commission concernée au niveau de la direction du secteur pour être lancés.Il s’agit pour le premier, d’une ferme d’élevage aquacole également à vocation touristique, eu égard, signale-t-on, à son lieu d’implantation stratégique prévu dans la région de S’Ghirat de la ville de Boumerdès. Elle sera dotée pour ce faire de nombreux chalets avec toutes les commodités y afférentes, outre des espaces ou seront exposés des aquariums grandeur nature, en plus d’une ferme d’élevage aquacole avec une capacité prévisionnelle de près de 400 tonnes de daurade et de loup de mer, assure-t-on.Concernant le second projet qui sera implanté au niveau du vieux port de Dellys, il porte sur la production de 200 tonnes de daurade et de loup de mer, dans des cages flottantes, destinées à la consommation, ajoute-t-on.Trois sites aménagés sont actuellement disponibles au niveau de la wilaya pour accueillir des élevages aquacoles, selon la direction du secteur qui soutient que ces sites sont mis à la disposition des investisseurs potentiels au niveau des régions des Salines de Dellys et de Swanine de Sidi-Daoud pour la production du loup de mer et de la daurade en bassins, ainsi que dans la région d’El-Karma (Boumerdès) pour l’élevage des moules.

samedi 10 mai 2008

البدو مهددون بالمجاعة بسبب الجفاف وغلاء الأعلاف



Je vous propose à présent de lire un article du journal arabophone algérien "El Khabar" sur la situation des éleveurs nomades de la région steppique algérienne.

Bonne lecture.


تفاقمت أوضاع مئات أسر صغار مربي المواشي المستقرة في البادية بولايات سهبية وجنوبية، لدرجة عجز هذه الأسر عن اقتناء المواد الغذائية الأساسية، أين تعيش منذ أسابيع حالة مجاعة. فشراء كيس دقيق لم يعد ممكنا بعد أن أتى الجفاف على المواشي وما بقي منها لم يعد صالحا للبيع. كشف موالون بأن الفقر والجفاف يحاصران مئات الأسر في البادية بعدة ولايات سهبية وجنوبية، منها غرداية والأغواط والبيض. وتعيش بعض هذه الأسر على إحسان الناس في البادية وانقطعت السبل بصغار مربي الماشية، بعد أن فقد هؤلاء كل شيء ولم يعد أمامهم سوى انتظار المساعدة من الدولة. وتقول شهادات بأن صغار الموالين يعيشون حالة مجاعة معزولين في الصحراء دون أن يلتفت إليهم أحد. ويؤكد موالون بأن المناطق السهبية في الجزائر لم تشهد وضعا أكثر سوءا من الحالي على مدى الأربعين عاما الأخيرة، فمع بلوغ سعر قنطار الشعير 4500 دينار لم يعد أحد يرغب في شراء المواشي، حيث انهارت أسعارها إلى مستويات غير مسبوقة وعجز بعض الموالين حتى عن بيع أغنامهم الهزيلة المتأثرة بالجفاف لاقتناء العلف للمواشي والغذاء لأطفالهم. ويقول الموال ''ح. بوطبة'' من متليلي بأن بعض الأغنام والإبل لم تعد تقوى على السير بفعل الجوع الشديد وسوء التغذية الناجم عن عجز الموالين عن اقتناء الأعلاف، بعد ارتفاع أسعارها يضيف المتحدث ''كل أسبوع يفقد أغلب الموالين الكبار ما بين 5 و7 رؤوس ماشية بفعل الأمراض والجوع'' وفي الكثير من الأحيان لا يمكن استغلال لحوم المواشي بعد إصابتها بهزال شديد نتج عن الجوع. وتتحدث شهادات لموالين من ولاية الأغواط عن وضع مأساوي تعيشه أسر صغار مربي المواشي في منطقة زرقون القريبة من بلدية حاسي الرمل، ففي حالة أسرتي ''م. العربي'' و''م. موسى'' لا تملك الأسرتان سوى 6 رؤوس ماعز ويعيش 12 فرد من الأسرتين في زرقون في حالة أقرب إلى المجاعة ولولا إحسان الموالين المجاورين لتوفي هؤلاء جوعا.ولا تختلف الأوضاع حسب شهادات الموال ''ز. لخضر'' من ولاية البيض في مناطق رعوية ببريزينة، وتعيش أسر المربين الذين كانت بحوزتهم منذ سنتين فقط ما بين 60 و100 رأس ماشية، وضعا مأساويا، وفي حالة أخرى انقطعت السبل بأسرة ''أ . بحوص'' الذي لم يعد يملك سوى حمارا و3 رؤوس ماعز بعد أن أتى جفاف 3 سنوات وكارثة العاصفة الرملية في مارس 2007 على 80 رأس غنم كانت لديه، كل هذا يحدث كما يقول المتحدث دون أن يلتفت أي من المسؤولين إلى أوضاع البدو الرحل. أما ''جلاوط أحمد'' من متليلي فيقول بأن أوضاع صغار الموالين بعدة بلديات بولاية غرداية هي أسوأ مما يمكن تصوره، وقد تصل إلى ''بيت'' أو خيمة في الصحراء، فلا تجد لدى صاحبها لا الشاي ولا سكر ولا دقيق. ويضيف المتحدث بأن الموالين يعيشون حاليا مايعرف محليا بـ ''الحطمة أو الرهمة'' وهي الجفاف الشديد الذي يصاحبه مرض قطعان الأغنام وهزالها، وهذا لا يتكرر سوى مرة كل عشرات السنوات. ورغم أن المتحدث تجاوز الخمسين من عمره، فإنه لم يصادف في حياته سنة مثل هذه في كامل الصحراء. ويقول جلاوط ''كنا ننتظر التعويض من الحكومة بعد العاصفة الرملية في مارس الماضي، ورغم أن الوضع هذه السنة أسوأ من العاصفة الرملية، فإن أحدا لم يلتفت إلينا''. ضرب الجفاف على مدى السنوات الثلاث الأخيرة بيد من حديد في كامل المناطق السهبية، ومنذ عدة أشهر لم يتمكن مربو المواشي من الحصول حتى على الماء لمواشيهم، فاضطروا لشرائها ونقلها على مسافات طويلة جدا وبلغ سعر كراء صهريج الماء بمليون سنتيم أضيفت إلى التكاليف التي يتحملها مربو المواشي. وتفاقمت أوضاع هؤلاء مع ارتفاع سعر الأعلاف إلى مستويات قياسية، فبلغ سعر قنطار الشعير 4500 دج للقنطار وتخطى قنطار النخالة حاجز الـ2000دج.ولم يتسن للموالين بيع أغنامهم في الأسابيع الأخيرة، بعد أن أصيب سوق المواشي بحالة كساد غير مسبوقة، مع تحوّل كل المربين إلى البيع من أجل شراء الأعلاف، ووقع صغار مربي المواشي ضحية الوضع الحالي، فتقلص عدد رؤوس الماشية في غضون عدة أشهر لدى كبار الموالين إلى النصف، وفقد المربون الصغار كل شيء. ويعيش هؤلاء حاليا وضعا مأساويا لم يحدث على مدى 40 عاما كما تقول الشهادات.

Par : Mohamed Ben Ahmed

vendredi 2 mai 2008

Importations de matières premières essentielles de l'Agérie (FAO, 2005)



Les différents pays qui nous fournissent en matières premières essentielles (Blé, Orge, Maïs et T. de Soja)

jeudi 1 mai 2008

160 milliards pour subventionner le blé et le lait

160 milliards de dinars. Tel est le montant de l’enveloppe financière allouée par le ministère des Finances pour soutenir les prix des produits de première nécessité, notamment les blés durs et tendre ainsi que la poudre de lait, pour l’année 2008. L’annonce a été faite hier sur les ondes de la radio nationale par le premier argentier du pays, Karim Djoudi qui a précisé que cette enveloppe servira également d’encourager la production nationale. Le représentant du gouvernement a également abordé d’autres questions concernant son secteur telles les réserves des changes en précisant que cette opération, menée par la Banque centrale, a comme objectif d'assurer une gestion sécurisée. Il a rappelé, à cet effet, qu'une partie de ces réserves est placée dans des fonds souverains, notamment aux Etats-Unis, par le biais de bons de trésor à différentes échéances et qui «peuvent être à tout moment mises en liquide sur le marché». Concernant les investissements étrangers directs en Algérie, M. Djoudi a indiqué que «la diversification des revenus générés par les différents investissements engagés (pétrochimie, agriculture, tourisme...) permet aux pouvoirs publics d'anticiper et d'espérer pour l'avenir une plus grande densité des revenus, assurer plus de sécurité pour ces revenus, mais aussi pouvoir consacrer une certaine stabilité de la monnaie nationale». Quant au financement des Petites et moyennes entreprises (PME), le ministre a fait remarquer que les banques publiques accordent jusqu'à 85% de leurs flux financiers aux PME ce qui signifie, selon lui, que ces entreprises sont devenues l'axe privilégié du financement des banques au moment où les entreprises publiques voient leurs parts de ces financements baisser. Il renchérit en soulignant que les entreprises publiques sans perspectives, c'est-à-dire celles déstructurées, ne sont plus financées. Par ailleurs et concernant la crise alimentaire qui sévit depuis plusieurs mois dans le monde, le Président de la Banque Mondiale , Robert Zoellick, a estimé que le recours des Etats aux interdictions d'exportation afin de faire face à la crise alimentaire mondiale ne fait qu'aggraver la situation.
L’inquiétude mondiale
Le number one de la BM a déclaré lors d'une conférence de presse à Berne en compagnie d'autres dirigeants d'organisations internationales: «nous appelons les pays à ne pas recourir à des interdictions d'exportation, ces contrôles encouragent l'accumulation, poussent les prix à la hausse et pénalisent les plus pauvres habitants de la planète». Dans ce contexte, M. Zoellick a salué la décision de l'Ukraine, la semaine dernière, de lever ses restrictions à l'exportation de céréales, ce qui a eu pour effet immédiat de faire baisser les cours, M. Zoellick a souligné que «d'autres pays peuvent faire la même chose». Dans le même ordre d’idées, le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy, a jugé évident que de telles mesures entraînent une hausse supplémentaire des prix et qu’à court terme, ce n'est pas une bonne solution économique.

Par : A.Y. Mounir

lundi 28 avril 2008

Conséquences de la flambée des prix de l'aliment de bétail

je vous propose de lire un article du quotidien économique algérien Le Maghreb qui traite de la crise de la filière avicole et de la production laitière en Algérie à cause de la flambée des prix de l'aliment de bétail.
Aviculture et production laitière, deux filières en crise

Avec une consommation de 100 litres de lait par habitant, l'Algérie peine toujours à répondre à la demande nationale estimée à plus de 3,5 milliards de litres par an. La production nationale ne couvre actuellement que 55 % des besoins exprimés. L'essor de l'industrie laitière reste tributaire de la poudre de lait importée -dont le prix a triplé en une année - puisque seul 10% de lait cru est utilisé dans la fabrication du lait pasteurisé. Par ailleurs, les producteurs laitiers réunis cette semaine à Blida ont revendiqué haut et fort la réduction de la TVA et la revalorisation de la subvention du lait cru. Les producteurs et éleveurs se trouvent dans une situation où les pertes journalières atteignent 16,66 DA par litre produit, selon une étude de l'Association nationale des producteurs de lait cru. Pour ces derniers, "le gouvernement se doit de revoir en urgence le soutien au prix du lait afin de permettre un développement de la filière et la mise en œuvre de politiques publiques d'accompagnement. La filière lait n'est pas la seule à dépendre des fluctuations des cours des matières premières sur le marché mondial. En effet, la filière avicole nationale vit depuis quelque temps déjà une tension à la suite de la flambée des prix des céréales sur les marchés internationaux. La filière avicole est donc en pleine crise. Selon l'Association nationale de la filière avicole (ANFA), la conjoncture économique au niveau mondial a engendré des répercussions sur l'activité de la filière au niveau national. Une situation se résumant essentiellement autour de la flambée des prix de l'aliment de bétail. En moins d'une année, les prix ont augmenté de 30%. Les problèmes que rencontrent les deux filières avicole et laitière ont été au centre d'une conférence-débat organisée hier à la Safex d'Alger par des professionnels en prévision de la tenue le 26 mai prochain du premier Salon international de la filière lait et dérivés Silait. La particularité ou encore l'élément commun qui porte préjudice aux deux filières est la hausse des prix de l'aliment de bétail (céréales, maïs, soja…) Une situation qui aura, à coup sûr, des conséquences désastreuses sur les filières bovines et ovines et même sur la production laitière qui connaît déjà des difficultés. Pour la filière avicole, les craintes ne se limitent pas à la production qui sera également touchée puisqu'elle sera "moins importante", l'association avicole évoque la menace sur la pérennité des postes d'emploi à l'avenir. Plus de 50 000 postes d'emploi directs et indirects sont menacés, a averti l'association de la filière avicole qui interpelle les pouvoirs publics pour une intervention immédiate avant que la filière ne disparaisse. Les conséquences pour le consommateur sont lourdes. La liste des produits alimentaires hors de portée s'allonge de jour en jour. Le poulet et les œufs se font de plus en plus désirer. La hausse est estimée à près de 30% en l'espace d'une année. Le plateau de 30 œufs, vendu à 190 DA, est affiché entre 250 DA et 300 DA. La flambée des prix se poursuivra davantage, c'est le moins que l'on puisse dire si la filière avicole continue à subir les fluctuations des cours de l'aliment de bétail sur le marché international. Devant une telle situation jugée alarmante, les producteurs ne voient comme autre solution que de revoir à la hausse leurs prix et les répercuter sur le produit destiné à la consommation.
Par : Dalila B.

jeudi 24 avril 2008

La revalorisation du prix du lait et la réduction de la TVA au menu

Après une absence justifiée en quelque sorte, je suis en stage à Nantes et je suis de retour. Je vous propose de lire un article du quotidien économique Le Maghreb qui traite de l'actualité de la filière lait en Algérie.
Bonne lecture.
Les producteurs de lait en conclave à Blida

Les producteurs de lait regroupés en association s'organisent. Réunis hier en conclave à Blida, les producteurs laitiers de la Mitidja en nombre de 300 ainsi que les 700 producteurs du Centre revendiquent haut et fort la réduction de la TVA et des prix des aliments de bétail qui ont triplé en l'espace de quelques mois. " Nous demandons une augmentation du prix de la subvention du litre de lait qui est actuellement de 7 dinars, qui ne couvre pas les dépenses du producteur surtout que les prix de l'aliment de bétail, notamment le mais et le soja ont quasiment triplé. En plus de la TVA qui influe sur le prix de revient. Le producteur ne récupère pas en vendant son produit c'est-à-dire le lait, c'est la raison pour laquelle nous demandons une réduction de la TVA ", dira Abdellah Abed président de l'Association des producteurs laitiers du Centre Autant de facteurs qui bloquent l'essor de la filière lait. Pourtant, les pouvoirs publics aspirent à faire du marché algérien un espace productif et non exclusivement de consommation. Et la filière lait figure parmi les segments prioritaires dans la politique de relance économique. Une démarche qui suppose, cependant, une étroite coopération entre les industriels et les éleveurs pour augmenter la production de lait et hisser la filière au rang des secteurs productifs et créateurs de richesses et d'emplois. Pour les opérateurs de l'Association nationale des producteurs de lait cru, pour arriver à cet objectif, il est plus que nécessaire de revaloriser le prix du lait. Le soutien de l'Etat par litre de lait cru produit est aujourd'hui de 7 DA, et ce, depuis 1998. Les producteurs demandent donc de le rehausser compte tenu de l'inflation touchant tous les intrants et les investissements en matière d'élevage bovin. Les éleveurs-producteurs se trouvent dans une situation où les pertes journalières atteignent 16,66 DA par litre produit, selon une étude de l'Association nationale des producteurs de lait cru. Pour ces derniers, " le gouvernement se doit de revoir en urgence le soutien au prix du lait afin de permettre un développement de la filière et la mise en œuvre de politiques publiques d'accompagnement ", expliquent-on. Un avis que partage d'ailleurs l'Office interprofessionnel du lait (Onil). En effet, l'Onil qui a été créé en juillet 2007 et regroupe des éleveurs, des collecteurs et des transformateurs, estime que l'augmentation du soutien au prix du lait cru est considérée comme vitale. L'Onil a annoncé que son organisme prépare une étude proposant le relèvement du soutien de l'Etat à la production de lait de 7 à 21 dinars le litre pour réduire le volume des importations de cette matière. Intervenant au cours d'un point de presse organisé en marge du salon professionnel des éleveurs et des producteurs de lait, à l'occasion de la journée nationale du lait. " L'Onil œuvre à augmenter de 5 à 10 % le niveau de collecte de lait frais, aujourd'hui estimé à 15 % de la production nationale, ceci pour réduire le volume des importations de lait en poudre ", a indiqué récemment son directeur général. Ce dernier a même insisté sur la nécessité d'assujettir la collecte de lait frais à des clauses contractuelles entre les producteurs et les unités de transformation de lait. Pour sa part, l'Association nationale des éleveurs et producteurs de lait frais propose le relèvement du taux du soutien de l'Etat de 7 à 33,25 dinars le litre. L'amélioration de la collecte de lait figure parmi les priorités de l'Etat qui aspire à réduire la facture d'importation de la poudre de lait. L'Algérie importe actuellement l'équivalent d'un milliard de dollars de lait en poudre par an, et produit près de 2,5 milliards de litres, alors que le seuil pour une autosuffisance est estimé à 3,2 milliards de litres par an.
Par : Dalila B.

mardi 8 avril 2008

Coopération algéro-argentine dans le secteur de l’agriculture


La lutte contre la désertification et la production laitière en ligne de mire

L’Algérie et l’Argentine ont exprimé leur volonté de coopérer dans le secteur agricole.Le secrétaire d’Etat argentin chargé du Commerce et des Affaires économiques et co-président de la commission mixte argentino-algérienne, Alfredo Vicente Chiaradia, a rencontré dimanche le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Saïd Barkat. Les deux responsables ont passé en revue un large éventail d’opportunités d’investissement et de partenariat entre les opérateurs économiques des deux pays. Il s’agit notamment des volets relatifs à la transformation, au conditionnement, à l’exportation des fruits et légumes ainsi qu’à l’investissement dans la mise en valeur des terres, l’élevage et le développement dans ce cadre de différentes productions.MM. Barkat et Chiaradia ont convenu de mettre en œuvre une coopération dynamique et d’encourager les opérateurs économiques à concrétiser rapidement des projets de développement.Le développement des filières de productions des céréales, du lait, des oléagineux et les volets relatifs à la lutte contre la désertification et l’économie de l’eau ont été longuement débattus par le Dr Barkat et son hôte.Le ministre de l’Agriculture a mis l’accent par ailleurs sur les aspects liés aux biotechnologies, à l’amélioration génétique et au transfert d’embryons.Il faut dire que l’agriculture argentine est très développée. Le soja, le blé et l’élevage constituent les principales productions sans oublier bien sûr la production de la canne à sucre, de tournesol, de haricots et de riz .L’expérience argentine peut s’avérer donc d’un grand apport, notamment dans certains créneaux qui font encore défaut chez nous, dont le conditionnement des produits frais destinés à l’exportation.A noter qu’un comité scientifique mixte algéro-argentin vient d’être créé . Il est chargé d’« identifier et de former des équipes de recherche de haut niveau, notamment dans les domaines de la biotechnologie, de la médecine nucléaire, de la lutte contre la désertification et de la production du lait ».Ce comité est mis en place à l’occasion de la tenue de la IVe session algéro-argentine qui a ouvert ses portes samedi dernier.Le secrétaire d’Etat argentin du Commerce et des Relations économiques internationales a, pour sa part, déclaré que le marché algérien est considéré « comme l’un des plus importants pour l’Argentine au niveau de la région de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ». Affichant sa confiance en les capacités de l’Algérie, ce haut responsable a affirmé qu’il serait possible qu’« elle devienne un pays fournisseur pour l’Argentine dans les secteurs agricoles, gazier, de même que du phosphate ».En tous cas, l’Argentine a fait ses preuves dans le domaine agricole. C’est le moins que l’on puisse dire. En effet, l’Argentine a fait des pas de géant en quelques années seulement dans le domaine de l’exportation des produits agricoles, notamment du soja.Les bio-carburants sont en plein essor dans le pays. Sur un marché des biocarburants explosif, les agriculteurs argentins sont en quête permanente de terres cultivables de canne à sucre et de soja. Deux produits alimentaires qui servent à produire du biocarburant.

Par : Dalila.B


lundi 7 avril 2008

18 milliards de dollars pour le financement des projets de proximité


Rachid Benaissa dévoile la stratégie nationale de Renouveau rural (2008-2011)


90% des communes rurales, désertées par leurs habitants du fait de l’insécurité, ont renoué avec la stabilité et enregistrent l’augmentation du nombre de leur population. Ce constat, révélé par le ministre délégué chargé du développement rural, Rachid Benaïssa, samedi, au forum de la télévision, reflète, selon lui, l’efficacité des efforts consentis par les autorités à cet égard.Le ministre délégué a, dans ce sens, mis en relief la stratégie de développement rural mise en place depuis 2003, afin de contribuer à la lutte contre la pauvreté et à la diversification des activités économiques du monde rural. Ce programme, qui préconise notamment la préservation de l’environnement et l’encouragement des investissements, a enregistré l’adhésion de 43 wilayas et le lancement de 765 projets de proximité de développement rural intégré.Aussi, le gouvernement a consacré une enveloppe budgétaire de 18 milliards de dollars pour le financement des projets de proximité inscrits dans le cadre de la stratégie nationale de renouveau rural pour les trois prochaines années (2008-2011), a annoncé M. Benaïssa. Il a expliqué que ce budget financera 3 970 projets de proximité de développement rural intégré (PPDRI), dont les objectifs sont la modernisation des espaces ruraux, la répartition des activités économiques dans le milieu rural ainsi que la protection et la valorisation du patrimoine rural matériel et immatériel. Avant de souligner le rôle des acteurs locaux, notamment les représentants du mouvement associatif et les collectivités locales, dans la réussite de la politique nationale de renouveau rural, à travers le renforcement de l’action de proximité et la vulgarisation auprès des populations rurales des mécanismes de leur accompagnement dans leurs projets, et les financements mobilisés à cet effet.Le ministre délégué a affirmé que 3 900 associations ont adhéré à cette action en organisant des campagnes de sensibilisation et d’information dans les milieux ruraux.M. Benaissa a, en outre, salué les mesures prises par le ministère de l’Intérieur pour renforcer les prérogatives des collectivités locales et la mise en place de programmes communaux supplémentaires pour le développement des espaces ruraux. Ces mesures permettront aux habitants de ces régions d’exploiter les mécanismes de développement mobilisés à leur profit, a-t-il dit.Pour assurer plus de transparence dans la mise en œuvre de la politique nationale de renouveau rural, un système informatisé national d’information a été mis en place pour assurer le suivi et l’évaluation des différents «projets de proximité» dans les zones rurales, leur financement ainsi que les parties ayant bénéficié de mécanismes de soutien.Par ailleurs, le ministre délégué a souligné la nécessité de diversifier les activités économiques rurales et de ne pas se limiter à l’agriculture, assurant dans ce sens que 73% des populations rurales se consacrent exclusivement à l’agriculture, a-t-il indiqué.Les habitants des zones rurales sont estimés à près de 13,8 millions dont 70% ont moins de 30 ans, répartis sur 971 communes parmi les 1 541 à travers le territoire national, selon les données fournies par le ministre.L’espace rural s’étend sur 90% de la superficie globale de l’Algérie, a-t-il indiqué.
Par : Amar Rafa

vendredi 4 avril 2008

Développement des pâturages et lutte contre la désertification


L'Etat déterminé à faire avancer les programmes de développement des pâturages et de lutte contre la désertification

ALGER - Le ministre de l'Agriculture et du développement rural, M. Said Barkat a affirmé jeudi que l'Etat est "déterminé à faire avancer l'ensemble des programmes arrêtés pour le développement des régions pastorales et de lutte contre la desertification pour recouvrer près de 7 millions d'hectares de terres détériorées". M. Barkat qui répondait à une question d'un membre du Conseil de la Nation sur la relance des activités d'élevage du cheptel ovin, a indiqué que la disponibilité du fourrage, la gestion des terres pastorales et l'amélioration des conditions de vie des habitants des régions pastorales comptent parmi les priorités des autorités publiques pour protéger cette richesse.

Source : APS



jeudi 3 avril 2008

LES OGM




ADN
L'acide désoxyribonucléique "ADN", est une molécule que l'on retrouve dans toutes les cellules vivantes. On dit que l'ADN est le support de l'hérédité ou de l'information génétique, car il constitue le génome des êtres vivants et se transmet en totalité ou en partie lors des processus de reproduction. L'ADN détermine la synthèse des protéines.
OGM

Un organisme génétiquement modifié (OGM) est « un organisme vivant dont le patrimoine génétique a été modifié par génie génétique, soit pour accentuer certaines de ses caractéristiques ou lui en donner de nouvelles considérées comme désirables, soit au contraire pour atténuer, voire éliminer certaines caractéristiques considérées comme indésirables ».

Cette modification génétique se fait par transgénèse, c’est-à-dire insertion dans le génome d’un ou de plusieurs nouveaux gènes, sous forme de portions d'ADN issues d’un autre organisme, les gènes insérés pouvant dans certains cas remplacer des gènes originels (mécanisme d’invalidation de gène).

Un organisme transgénique, terme qui désigne les organismes qui contiennent dans leur génome des gènes « étrangers », est donc toujours un organisme génétiquement modifié, l'inverse ne sera pas forcément toujours vrai.
Sous-ensemble des biotechnologies, les OGM sont un domaine de recherche de pointe dans lequel la frontière technologique est sans cesse repoussée. La mise en œuvre de transgenèses (par recombinaisons génétiques, incorporations directes de matériel héréditaire, fusions cellulaires) permet un transfert de gènes d'une espèce à une autre ; les hybridations des plantes et d’animaux, que l’Homme réalise depuis plusieurs millénaires, permettent également des transferts de gènes.

L'aspect « révolutionnaire » de ces nouvelles techniques ainsi que les potentialités qu’elles permettent d'envisager, engagent à une réflexion éthique.
Si certains OGM créés peuvent présenter des risques, principalement sanitaires ou environnementaux (dissémination non désirée de gènes), certaines organisations scientifiques internationales, et notamment le Conseil international pour la science, s'accordent sur le fait que les OGM commercialisés ne sont pas dangereux pour la santé humaine, et que les risques de dissémination sont correctement contrôlés.

Les partisans du mouvement anti-OGM estiment que les précautions prises ne sont pas suffisantes. Inexistante en 1993, la production mondiale d’OGM végétaux (soja, maïs, coton…) est en forte expansion et dépasse en 2006 les 100 millions d'hectares, soit 7 % du milliard et demi d'hectares de terres cultivées.