lundi 20 avril 2009

Les producteurs laitiers recevront leurs subventions la semaine prochaine


Les producteurs de lait cru recevront les subventions promises par les pouvoirs publics la semaine prochaine, selon Kamel Arba, directeur général de la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA). Ces crédits, prévus dans la loi de Finances, n'ont été débloqués qu'à la fin mars 2009. D'où le retard dans le payement des producteurs laitiers qui se plaignent régulièrement de cette situation, selon M. Arba. Il y a sept mois, le gouvernement avait promis d'accorder des subventions aux éleveurs. Mais la décision n'a pas été mise en application. D'où l'inquiétude exprimée par les éleveurs, d'autant que ce derniers font face à autre problème : le refus des transformateurs privés d'acheter du lait cru. Ceux-ci, en raison de la baisse du prix du lait en poudre, préfèrent s'approvisionner sur le marché européen. Les producteurs du vieux bénéficient des subventions agricoles de l'Union européenne qui rendent leurs produits fortement concurrentiels. Mais il y a des exceptions. Le groupe français Danone, qui s'est installé en Algérie depuis plusieurs années et qui est propriétaire à 95 % du fabricant de produits laitiers Djurdjura, a passé un contrat avec 450 éleveurs pour l'achat de lait cru. Il est souvent cité en exemple par les éleveurs algériens. Malgré la promesse de débloquer les subventions publiques, les éleveurs porteront, mercredi 22 avril, leurs doléances à l'Office nationale interprofessionnel du lait (ONIL), organisme crée en 2007 après la crise du lait en sachet en Algérie. L'ONIL est chargé d'élaborer une politique générale de la filière lait, l'organisation des marchés et des prix. Actuellement, le gouvernement soutient 103 transformateurs privés et publics pour maintenir le prix du sachet de lait à 25 dinars. Les subventions accordées par l'Etat à l'importation du lait en poudre sont perçues par les éleveurs comme "une concurrence déloyale". En 2008, la facture d'importation de lait et des produits laitiers était de 1,3 milliard contre 900 millions en 2007. Le nombre de vaches laitières, estimé à 900.000, demeure faible par rapport à la forte demande nationale sur ce produit, évaluée à 3 milliards de litres par an. Chaque année, l'Algérie importe 60% de sa consommation en poudre. La production nationale est de 2,2 milliards de litres par an, dont 1,6 milliard de litres de lait cru. L'Algérie est le premier consommateur laitier du Maghreb. Cette consommation devrait atteindre les 115 litres par habitant et par an en 2010. La croissance annuelle moyenne du marché algérien des produits laitiers frais est estimée à 20 %.
Par : Merouane Mokdad

samedi 4 avril 2009

Rachid Benaïssa : Intégrer la femme dans le développement rural

Il est, aujourd'hui, impératif d'intégrer la femme dans le développement rural. En effet, le ministre l'Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaïssa, a indiqué, jeudi, au cours d'une rencontre sous le slogan "Femmes, perspectives et défis", tenue à M'sila, à l'initiative de l'Amicale algérienne pour la solidarité juvénile, qu'il est devenu impératif d'intégrer les femmes dans les cellules municipales de développement rural pour les associer aux décisions relatives aux projets de proximité. L'implication de la femme dans le développement rural doit s'opérer par le soutien de ses activités qui sont susceptibles de générer des revenus supplémentaires pour le ménage, a ajouté M. Benaïssa. Selon le ministre, le développement rural repose sur la dynamique des territoires (intra-communal avec échelon de cohérence administrative qui est la commune) et met en mouvement l'ensemble des acteurs (les ménages, les élus locaux, les services publics, la société civile et les acteurs économiques). La stratégie élaborée par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural à l'horizon 2013 repose sur deux objectifs majeurs : la relance de l'économie agricole, la mise à niveau et la modernisation des exploitations agricoles, la sécurité alimentaire et la préparation à la libéralisation des échanges., la revitalisation et le développement de proximité des espaces ruraux, tout en veillant à la préservation des ressources naturelles, la stabilisation et l'amélioration des conditions de vie des ménages ruraux et la valorisation des atouts du monde rural. Cette stratégie mise en exécution à travers le programme national de développement agricole et rural initié depuis l'année 2000 (PNDA), aborde le volet agricole à travers le soutien à l'investissement dans les exploitations agricoles et divers autres plans. Grâce à la feuille de route élaborée par le ministère de l'Agriculture et du Développement rural, la construction et la modernisation du monde rural se font à travers la mise en œuvre de plusieurs actions et principes, notamment la construction de ce développement au plus près des populations rurales et la déconcentration des décisions, l'approche participative (le pouvoir public change de rôle et devient " accompagnateur " de cette dynamique). Ce développement est "intégré", c'est-à-dire qu'il met en " synergie " l'ensemble des secteurs économiques en plus de l'agriculture. Cette stratégie en direction du monde rural, à travers ses orientations stratégiques, a été érigée dans le programme du président de la République en " renouveau rural ". Elle repose sur quatre axes : l'amélioration des conditions de vie des populations rurales, les villages et les K'sour, l'amélioration et la diversification des revenus, la création et le développement des activités économiques, la gestion durable des ressources naturelles (sols, eaux, forêts, ressources fourragères…), la mise en valeur des patrimoines matériels et immatériels historique et culturel). Le calendrier arrêté en ce sens repose sur trois phases, à savoir 2007 année pilote de la mise en œuvre, 2008 année du raffermissement et l'année 2009 celle de la consolidation. Jusque-là mise en œuvre dans un contexte de "laboratoire", la politique du renouveau rural entrera dans sa phase de généralisation début 2009.
D. T.